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SpeakUp Africa

L’enjeu | Améliorer la sensibilisation au paludisme

Le Sénégal fait d’importants progrès dans la lutte contre le paludisme. Entre 2010 et 2016, l’engagement du Sénégal dans la lutte contre le paludisme a permis de réduire de 40% les cas de paludisme. Aujourd’hui le Sénégal a l’un des taux d’incidence des cas de paludisme les plus bas en Afrique de l’Ouest.

L’innovation | La formation de champions communautaires

Chaque individu, du Chef de l’État aux dirigeants d’entreprises en passant par les membres de la communauté, doit jouer un rôle actif dans la lutte pour l’élimination du paludisme. 

Le programme des champions communautaires est au coeur de la campagne de SpeakUp. L’objectif ? Former des volontaires locaux sur les outils de prévention et de traitement du paludisme, afin qu’ils puissent sensibiliser et informer les personnes les plus touchées par la maladie. 

Depuis le lancement, 8 champions communautaires ont sensibilisé près de 20 000 personnes à travers 3 800 visites à domicile et 120 causeries et activités de sensibilisation. 

Rencontre avec El Hadj Diop, 65 ans, père de 7 enfants et champion communautaire depuis plus de 20 ans dans la lutte contre le paludisme à Thienaba. Résultat : un taux de morbidité passé de 37% à 1% dans son district depuis 2004. 

Ses armes : l'engagement, la motivation et la participation de chacun.

"C'est ce qui génère l'appropriation sans laquelle ce combat est voué à l'échec".

Partenaires :

Capital santé

L’enjeu | Réduire les inégalités d’accès aux soins

Au Sénégal, le taux de mortalité des moins de 5 ans est encore très élevé, 47 pour 1000 naissances ; il est donc primordial d’associer des systèmes de santé et d’éducation efficaces, durables et de qualité pour garantir le bon développement de l’enfant.

L’innovation | Intégrer la santé dans le programme scolaire

Le projet CAPITAL, lancé dans la région de Kolda, au sud du Sénégal, lie le système scolaire au système sanitaire en intégrant des cours de promotion des messages de santé dans le programme : alimentation équilibrée, activités sportives, bonnes pratiques de soins…

Savoir comment rester en bonne santé et accéder à des services de soins de qualité est primordial dès le plus jeune âge pour que l’enfant devienne acteur de sa santé et assure son propre bien-être. Au-delà de l’éducation le projet considère la pluralité des environnements qui influencent la santé des enfants, à savoir l’environnement communautaire et l’accessibilité aux infrastructures de soins.

Avec des résultats impressionnants :

  • Près de 16 0000 enfants sensibilisés via les activités récréatives organisées par 60 Clubs Santé dans les écoles sur les comportements favorables à la santé ;
  • 85 077 participants cumulés aux activités d’accompagnement au changement de comportement, dont 38% de jeunes femmes et adolescentes ;

100 camps de consultation scolaire et 6 camps de chirurgie organisés.

Partenaires :

C'EST LA VIE

L’enjeu | Briser les tabous autour de la santé sexuelle

Au Sénégal, seulement 22 % des femmes déclarent utiliser des méthodes de contraception, un chiffre très bas mais en augmentation par rapport aux 12% déclarés en 2012. Le Sénégal continue d’enregistrer des cas élevés de décès maternels avec 315 femmes sur 100 000 naissances vivantes.

A travers l’histoire d’un centre de santé fictif en Afrique de l’Ouest, la série « C’est La Vie », soutenue par l’Agence Française de Développement (AFD), aborde des thèmes allant de la santé sexuelle et reproductive aux violences faites aux femmes pour outiller les populations dans leurs choix et promouvoir des pratiques responsables.

L’innovation | L’edutainment au service de la santé

L’edutainment : la fusion du divertissement et de l'éducation

Alors qu’on estime que 60 % de la population d’Afrique sub-saharienne a moins de 25 ans, il est primordial d’utiliser les nouveaux médias pour toucher le jeune public. En utilisant l’édutainment, C’est La Vie vise le changement social et l’adoption de comportements responsables en matière de santé maternelle et infantile, de droits sexuels et de violences de genre.

C’est La Vie a ainsi créé une véritable campagne multimédia : feuilletons radio, animations communautaires, réseaux sociaux, événementiel, kit pédagogique, mobilisations d’influenceurs. A l’issue des séances animées auprès des 12-18 ans relatives à la série, + 26% des jeunes se sentent capables de se protéger contre une grossesse non désirée et + 25% capables de définir le consentement sexuel.

Pour une mise à l’échelle nationale voire panafricaine, le projet « C’est La Vie » mise également sur les adaptations en langues locales et des déplacements à travers le continent pour atteindre les populations les plus éloignées et vulnérables.

Partenaires :

CEPIAD

Centre de Prise en charge Intégré des Addictions à Dakar

L’enjeu | Intégration des populations en situation de vulnérabilité

Ouvert en 2014, le CEPIAD est l’un des seuls lieux hospitaliers d’Afrique de l’Ouest où il existe un programme de méthadone. Les usagers de drogue, souvent criminalisés et marginalisés font partie des populations en situation de vulnérabilité, ayant un accès restreint aux soins de santé.

L’innovation | Programme de méthadone et activités communautaires

Soutenu par le Fonds mondial, le CEPIAD est une unité du service de psychiatrie au sein du Centre Hospitalier National Universitaire (CHNU) de Fann de Dakar. L’offre des soins du CEPIAD associe une prise en charge médicale, psychologique et sociale : programme de méthadone, prévention et traitement des IST et de la tuberculose, la délivrance de traitements antirétroviraux pour un accès renforcé aux soins de santé primaire.

Grâce à des espaces dédiés à la délivrance de méthadone et en y ajoutant des espaces de convivialité comprenant des douches mais également de quoi préparer des repas communautaires, le CEPIAD vise une réintégration des populations les plus en situation de vulnérabilité dans la société.

 

Le CEPIAD s’inscrit ainsi dans une démarche de respect des droits humains en apportant une approche de réduction des risques combinée à l’autonomisation des consommateurs de drogues en encourageant le développement personnel et professionnel grâce aux activités sportives et artistiques.

UNITAID à travers le projet ATLAS (Autotest, libre d’accéder à la connaissance de son statut VIH) a introduit depuis 2019, les autotests auprès des médiateurs chargés de la sensibilisation communautaire afin d’atteindre plus facilement les groupes difficiles d’accès, exposés au VIH pour une couverture maximale de l’accès au dépistage des populations en situation de vulnérabilité.

Dès la première année d’ouverture, le centre a pris en charge 425 patients, réalisé plus de 3 000 consultations. Les prochaines étapes pour le CEPIAD ? L’emport à domicile de la méthadone, une décentralisation hors de Dakar, une inclusion renforcée des femmes usagères de drogues. Et ainsi se placer comme un centre de référence en Afrique de l’Ouest grâce à un passage à l’échelle régionale.

Partenaire :

 

Autodépistage du VIH

L’enjeu | Réduire les nouvelles infections liées au VIH

En Afrique de l’Ouest, seulement 48 % des personnes vivant avec le VIH connaissent leur statut. Pour atteindre la cible de l’ONUSIDA soit 90 % des personnes séropositives connaissant leur statut d’ici 2020, l’autodépistage se place comme une solution novatrice pour atteindre cet objectif mondial.

L’innovation | Déploiement de l’autodépistage du VIH

La stigmatisation et la discrimination des personnes séropositives représentent des freins majeurs dans le dépistage du VIH et se concentre sur certains groupes clés tels que les travailleur.se.s du sexe ou encore les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes.

Le projet ATLAS (Autotest, libre d’accéder à la connaissance de son statut VIH), financé par UNITAID et mis en œuvre en consortium par SOLTHIS et l’IRD, se place comme une innovation majeure pour atteindre les communautés n’ayant pas accès aux services de dépistage existants.

L’autotest est un dispositif oral de détection qui consiste à passer une spatule sur les gencives pour un dépistage simple et rapide, chacun devenant acteur de sa santé. Lancé en janvier 2019 au Sénégal, au Mali et en Côte d’Ivoire, les autotests permettent aux personnes les plus exposées d’accéder à leur statut sérologique en toute discrétion pour ensuite être orientées vers les services de soins ou de prévention adaptés. 

Le projet ATLAS, d’une durée de 3 ans et demi, permettra la distribution de 500 000 kits d’autotest de dépistage du VIH pour ensuite assurer la mise à l’échelle.

PROGRAMMES E-SANTÉ

L’enjeu | Dissoudre les disparités géographiques d’accès aux soins

En raison du manque d’infrastructures et de personnels de santé, la région rurale de Kolda au sud du Sénégal est marquée par des taux de mortalité maternelle et infantile nettement supérieurs aux valeurs nationales.

L’innovation | Le numérique au service de la santé

1. Cellal e Kisal - La plateforme interconnectée pour le suivi des femmes enceintes.

Le projet Cellal e Kisal a lancé un dispositif articulé autour de plusieurs technologies favorisant l’identification, le référencement et le suivi des femmes enceintes jusqu’aux 2 premières années de leur enfant :

• Application mobile permettant aux relais communautaires de faire le lien avec les structures de santé et assurer un suivi rapproché des femmes et des enfants ;

• Valise de télémédecine au niveau des centres de santé pour réaliser des examens pointus dans des zones reculées

• Plateforme de télémédecine, qui relie les hôpitaux régionaux et les services spécialisés de soins grâce à des dossiers médicaux numérisés.

Et des résultats impressionnants :

  • 9 899 grossesses et 67 662 enfants de moins de 5 ans enregistrés et suivis en 2018 ;
  • 70 000 participants cumulés aux activités en faveur du changement de comportement grâce à l’action des 80 relais communautaires formés.

2. PRECIS - La plateforme de e-learning

Afin de pallier le manque de personnel de santé au Sénégal, le programme PRECIS a lancé un outil e-learning pour les infirmiers et sages-femmes. Il se base sur un mode d’apprentissage mêlant numérique et présentiel pour dissoudre les barrières géographiques d’accès aux formations et assurer la motivation du personnel de santé.

Le programme PRECIS s’articule autour de 3 outils principaux :

    1. Un dispositif technologique national et régional de formation numérique ;
    2. Des supports pédagogiques adaptés aux besoins identifiés ;
    3. Une équipe pédagogique pour la formation des sages-femmes et infirmiers d’Etat.

Résultats : 14 centres e-learning sont opérationnels sur l’ensemble du territoire sénégalais pour assurer la formation continue de 1 300 infirmiers et sages-femmes d’Etat pour la fin 2019.

 

Institut Pasteur de Dakar

L’enjeu | Enrayer la propagation des maladies infectieuses

Depuis sa fondation en 1896, l'Institut Pasteur de Dakar a été à la pointe de la lutte contre les maladies infectieuses. Lieu de la découverte du virus de la fièvre jaune, l’Institut Pasteur de Dakar produit du vaccin antiamaril depuis plus de 80 ans.

L’innovation | Stimuler la production de vaccins au niveau local

Soutenu par Gavi, l’Institut Pasteur de Dakar est l’un des 4 producteurs de par le monde agréé par l’OMS pour le vaccin contre la fièvre jaune. Il joue un rôle déterminant dans la disponibilité mondiale de ce vaccin et donc dans la prévention et l’endiguement des épidémies. Il produit aujourd’hui 2 millions de doses chaque année. 

Cependant, les besoins actuels en vaccin contre la fièvre jaune sont nettement supérieurs à la capacité mondiale de production. En plus de la production de vaccin, l’Institut Pasteur joue un rôle primordial pour les tests en laboratoire, la fièvre jaune pouvant ressembler à de nombreuses maladies (notamment l’Hépatite ou Ebola).

Prochaine étape : AfricAmaril. Soutenu par l’Agence Française de Développement, le projet de construction d’une nouvelle unité – AfricAmaril - a démarré en 2013 afin de doter le continent d’une usine de production capable de produire plus de 20 millions de doses par an d’ici 2022.

Partenaires :

PARSYL

L’enjeu | Assurer la bonne conservation des produits de santé

On estime que 25% des vaccins arrivent à destination dans un état dégradé. Assurer leur bonne conservation est donc un enjeu majeur pour que chaque personne ait accès à des produits fiables, et ce grâce à une gestion logistique puissante, durable et de qualité.

L’innovation | Le Big Data pour la conservation des vaccins

Parsyl est une start-up américaine qui a développé une plateforme de gestion de données pour suivre les conditions de transport des produits sensibles. Appliquée au domaine de la santé, la plateforme vise à assurer la bonne conservation des vaccins.

Soutenu par Gavi, le premier site pilote de Parsyl au Sénégal qui permet de suivre les vaccins du 1er au dernier km. Pour cela, un capteur détecte et remonte en direct des données (température, humidité, lumière et chocs) pour anticiper les risques sur la bonne conservation des produits grâce à des statistiques prévisionnelles de haute précision.

Au Sénégal, Parsyl est déjà en charge des vaccins anti-VPH et a permis de vacciner près d’1 million de jeunes femmes dans un effort soutenu de réduction de risque du cancer du col de l’utérus.

Partenaire :

Hôpital de Touba Ndamatou

L'enjeu | Le diagnostic précoce du VIH

En 2017, 1,4 million d’enfants sont nés de mères vivant avec le VIH dans le monde. Cette même année, seuls 51 % des nourrissons exposés au VIH ont fait des tests de dépistage du virus. Sans accès dans les meilleurs délais à un diagnostic et à un traitement, jusqu’à 50 % des enfants infectés par le VIH mourront avant leur 2ème anniversaire.

Accélérer l’accès aux produits innovants de diagnostic du VIH pour le diagnostic précoce afin de faciliter la prise de décisions cliniques et de réduire les délais d’obtention des résultats.

L’innovation | Utilisation de tests réalisables sur le lieu de soins

Financé par UNITAID, le projet POC - Point of Care - vise à développer l’accès aux technologies innovantes réalisables sur le lieu de soins pour le diagnostic précoce chez les nourrissons et le suivi de la charge virale de VIH. Le projet couvre dix pays : le Cameroun, l’Éthiopie, le Kenya, le Malawi, le Mozambique, l’Ouganda, la RDC, le Sénégal, la Tanzanie et le Zimbabwe.

A l’hôpital de Touba Ndamatou, au Sénégal, le personnel de santé assure ainsi :

  • les protocoles de prise en charge VIH
  • la surveillance des statuts et les conseils nutritionnels
  • le suivi de la prise des traitements antirétroviraux

Ces appuis médicaux et sociaux sont gratuits pour chaque patient afin de dissoudre les barrières financières d’accès aux soins.

Grâce à l’utilisation de la technologie GeneXpert dans les lieux de soins - une plateforme qui permet de dépister en simultané plusieurs maladies, dont le VIH et la tuberculose- les patients peuvent désormais obtenir leurs résultats de diagnostic précoce VIH et charge virale en 24h contre plusieurs mois voire 1 an. Une technologie indispensable pour assurer la prise en charge et la surveillance des patients.

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