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CERFIG - Centre de Recherche et de Formation en Infectiologie en Guinée

L’enjeu | Savoir répondre aux nouvelles épidémies

En 2014, l’épidémie d’Ebola qui a sévèrement touché l’Afrique de l’Ouest et en particulier la Guinée, a révélé le besoin urgent de renforcer l’expertise et les compétences locales en matière de diagnostic, de recherche en santé et de prise en charge médicale des maladies infectieuses. Le CERFIG - Centre de Recherche et de Formation en Infectiologie en Guinée - s’inscrit dans la gestion Post-Ebola pour répondre à de nouvelles épidémies.

 

L’innovation | Renforcer l’expertise locale contre les maladies émergentes

Fruit de la coopération Guinéo-française, le CERFIG se place comme central dans la lutte contre les maladies émergentes. Le centre est composé de salles de consultation, de formation et de service informatique ainsi que d’un laboratoire de virologie et d’un bureau des chercheurs.

3 projets principaux du CERFIG :

  • PostEbogui : suivre les survivants de la maladie à virus Ebola suivis à travers une approche clinique, biologique, et psychologique
  • ContactEbogui : étudier les personnes en contact avec les patients en phase aigüe
  • EboHealth : comprendre l’émergence, la dissémination et les conséquences d’Ebola

En parallèle, des activités communautaires sont mises en place comme le projet Trypa-No et sa pièce de théâtre pour sensibiliser aux maladies tropicales négligées, dont la maladie du sommeil (trypanosomiase). Adaptée en langue locale, elle permet l’appropriation de la lutte contre ces maladies auprès des populations peu accessibles.

En octobre 2018, l’Institut Pasteur de Guinée, soutenu par l’Agence Française de Développement, a inauguré son premier laboratoire à Conakry pour venir en renfort sur la santé publique, l’enseignement et la recherche. L’objectif ? L’ouverture de l’Institut Pasteur de Conakry d’ici 2020.

CUBE

L’enjeu | Préparer le futur des maladies émergentes

Entre 2014 et 2016, l’Afrique de l’Ouest connaît la plus grave épidémie d’Ebola avec plus de 11 000 morts. Ebola traverse alors les frontières et prend une portée mondiale, de son épicentre en Afrique de l’Ouest (Guinée, Liberia, Sierra Leone), aux cas isolés dans les pays voisins (Nigeria, Mali, Sénégal) jusqu’en Europe (Espagne, Royaume-Uni et l’Italie) et aux Etats-Unis.

En 2014, face à l’ampleur de la crise, les centres de traitement Ebola (CTE), ne sont pas suffisants et font face à de nombreux défis : les centres sont trop longs à déployer, très coûteux, la prise en charge des patients requiert un grand nombre de ressources médicales, les conditions sont inadaptées pour une surveillance de qualité; les malades sont séparés de leur famille et donc sont souvent réticents à se faire soigner.

L’innovation | Unité de traitement autonome pour Ebola 

Fort de ces constats, ALIMA a développé CUBE (Chambre d’Urgence Biosécurisée pour Epidémies), une unité de traitement autonome, facilement transportable, pour les maladies hautement infectieuses. Lancé pour la première fois en 2017 en Ouganda, elle apporte une réponse innovante aux épidémies.

Le CUBE prend la forme d’une chambre individuelle de 9m2, composée de 4 parois, dont 2 transparentes. Elle permet au personnel de santé d’assurer les soins depuis l’extérieur grâce à des bras amovibles, sans avoir à porter de protection individuelle composée de  masques, gants, bottes étanches et une combinaison de protection chimique ; une réelle barrière à l’humanisation des soins. Le CUBE permet donc de réintroduire la place de l’humain dans le traitement du patient. De plus, la famille reste en contact avec le patient grâce aux parois transparentes, sans risque de contamination.

CUBE permet ainsi :
  • Réduire l’intervention de différents personnels de santé - les centres de traitement classiques nécessitent l’intervention de 270 personnels de santé pour 20 lits. Avec CUBE, le chiffre chute à 70 pour le même nombre de patients.
  • Faciliter l’accès aux soins - le déploiement d’un CTE passe de 35 jours à une semaine et peut être réutilisé pour 10 épidémies.

 

Hôpital de Donka

L’enjeu | Identifier et prévenir des situations d'échec thérapeutique

En Guinée, la charge virale, qui mesure la quantité de VIH d’une personne vivant avec le virus, n'était pas disponible pour les patients pris en charge dans le secteur public avant l’arrivée du projet OPP-ERA. Or l’utilisation de la charge virale est vitale pour assurer un traitement adapté pour les patients.

L’innovation | Une plateforme polyvalente ouverte pour la mesure de la charge virale 

Inauguré en 2014, le projet OPP-ERA (OPP, Open Polyvalent Platforms), financé par UNITAID et mis en œuvre par Solthis, vise un meilleur suivi des personnes vivant avec le VIH au Burundi, au Cameroun, en Côte d’Ivoire et en Guinée. Des laboratoires de référence dans ces 4 pays ont été équipés de ces plateformes pour faire de la charge virale un suivi de routine.

Afin d’assurer la qualification des techniciens, et pour favoriser la coopération franco-guinéenne, les techniciens de ces laboratoires ont assisté à plusieurs formations, à la fois à Paris et en Guinée.

Ce dispositif innovant permet de réaliser jusqu’à 80 tests par jour et de réduire ainsi les délais dans des zones à faible densité humaine. En 2 ans, 76 000 tests de charge virale ont été fournis grâce au projet OPP-ERA dans les 4 pays du projet. En assurant la couverture du suivi de charge virale, le personnel de santé peut adapter le traitement et améliorer l’observance. 

Le dispositif OPP-ERA permet de :

  • Faciliter l'accès aux tests de mesure de la charge virale pour les personnes vivant avec le VIH ;
  • Ouvrir le marché de la charge virale à la concurrence, luttant ainsi contre les prix élevés.

Les plateformes polyvalentes ouvertes (OPP) apportent donc une réponse innovante et adaptée aux besoins des pays à faibles ressources pour mesurer la charge virale en routine.

Pour la suite, le projet OPP-ERA vise à développer à plus large échelle l’accès à ces tests et développer la polyvalence des plateformes à d’autres pathologies infectieuses comme la tuberculose et les hépatites virales. 

Partenaires :

 

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